Cervantes

Hoy es el día más hermoso de nuestra vida, querido Sancho; los obstáculos más grandes, nuestras propias indecisiones; nuestro enemigo más fuerte, el miedo al poderoso y a nosotros mismos; la cosa más fácil, equivocarnos; la más destructiva, la mentira y el egoísmo; la peor derrota, el desaliento; los defectos más peligrosos, la soberbia y el rencor; las sensaciones más gratas, la buena conciencia, el esfuerzo para ser mejores sin ser perfectos, y sobretodo, la disposición para hacer el bien y combatir la injusticia dondequiera que esté.

MIGUEL DE CERVANTES
Don Quijote de la Mancha.
La Colmena no se hace responsable ni se solidariza con las opiniones o conceptos emitidos por los autores de los artículos.

13 de junio de 2026

Comprendre la politique du Venezuela depuis l’agression des Etats-Unis

Publié par Venezuela infos dans commune, démocratie participative, démocratisation scientifique, Entreprise publique nationale du pétrole PDVSA, Etats-Unis, Gestion des ressources de l´État, Guerre économique, histoire de la révolution bolivarienne, impérialisme, politique pétrolière, réindustrialisation nationale, relation Sud-Sud, Service public de l´énergie, souveraineté

Photo : en mai 2026, la présidente par intérim Delcy Rodríguez inaugure le Centre de gestion des technologies et des données des hydrocarbures, conçu pour consolider la souveraineté sur le traitement des données de l’industrie pétrolière, gazière et pétrochimique nationale. La Banque de données y protègera plus de 800 téraoctets d’informations géoscientifiques critiques.

La réalité vénézuélienne née de l’enlèvement du Président Maduro et de la députée Cilia Flores, après un combat inégal qui a fait plus de cent victimes, se refuse à toute interprétation hâtive ou moralisatrice. Il s’agit d’un scénario ouvert de survie étatique où le pouvoir, la coercition et l’adaptation pragmatique redéfinissent les règles du jeu. La théorie politique de Hans Morgenthau offre un cadre d’analyse intéressant qui reconnaît « la portée morale de l’action politique » mais considère que « les principes moraux ne peuvent être pris en compte pour comprendre les relations entre les États. Ils changent dans le temps et dans l’espace: les États agissent toujours en fonction du principe moral suprême de survie nationale. ».

ÉTATS-UNIS : DE LA PRESSION MAXIMALE À LA POSITION TRANSACTIONNELLE

Entre 2014 et 2026, Washington a appliqué au Venezuela un processus structuré d’étranglement économique, d’intensité variable. Cependant, dès 2025, ce modèle d’étranglement a pris une dimension concrète : un blocus naval de facto, un déploiement militaire dans les Caraïbes et une opération sans précédent comprenant l’enlèvement et le transfert du président Nicolás Maduro aux États-Unis.

La menace a pris une dimension bien supérieure à celle de la décennie précédente, qui avait déjà fait des milliers de victimes en raison de l’effondrement des services publics et provoqué une migration économique massive. La matérialisation militaire a radicalement bouleversé les prévisions des années précédentes. La logique de la « pression maximale » s’est traduite par la criminalisation des dirigeants chavistes, affublés d’étiquettes telles que « chef du Cartel de los Soles » ou du « Tren de Aragua ». Depuis le décret d’Obama, la caractérisation du Venezuela comme « menace hémisphérique » construisant un récit qui légitimait, même dans son cadre unipolaire, un siège multidimensionnel. Mais les événements du 3 janvier ont constitué l’intervention militaire la plus brutale dans la région depuis un siècle, tant par son échelle que par la technologie déployées. Le Venezuela a été tactiquement surclassé. Washington a d’abord informé directement le gouvernement vénézuélien du décès du président Maduro et lui a présenté un dilemme simple : négocier ou s’exposer à l’anéantissement institutionnel. Delcy Rodríguez, Jorge Rodríguez, Vladimir Padrino López et Diosdado Cabello se sont déclarés prêts à subir le même sort, mais la confirmation que Maduro était vivant a ouvert la voie à la négociation.

Depuis, le discours criminalisant le gouvernement vénézuélien s’est estompé. Washington négocie désormais avec les mêmes acteurs qu’il qualifiait de « narcoterroristes » il y a quelques mois. Dans les faits, les États-Unis ont abandonné leur propre rhétorique et reconnaissent le chavisme comme une réalité objective ; ils le présentent même comme un exemple de gestion politique réussie. Le pétrole vénézuélien, auparavant immobilisé dans les zones de mouillage, afflue à nouveau vers les États-Unis et d’autres marchés, contribuant ainsi à stabiliser un contexte mondial bouleversé par la guerre contre l’Iran et le conflit pour le contrôle du détroit d’Ormuz.

Il n’y a pas eu de changement de régime, bien que Washington ait réitéré son « souhait d’un changement de régime », deux concepts qui ne sont pas synonymes. Pour l’administration Trump, le contrôle des hydrocarbures vénézuéliens poursuit un triple objectif : influencer la nouvelle orientation politique à Caracas, obtenir des gains économiques concrets et moduler la réaction des puissances extra-hémisphériques restées dans une position réactive depuis janvier.

Loin de favoriser une transition démocratique classique, un système de contrôle stratégique se met en place, où l’accès au pétrole brut, son exploitation et sa commercialisation constituent le principal instrument de pression politique. Les déclarations triomphalistes de Trump sur le Venezuela (comme sur l’Iran) sont essentiellement de la démagogie : elles visent sa base électorale, qui craignait un « nouvel Irak » dans les Caraïbes, mais pas la population vénézuélienne. Le président instrumentalise ce cas pour faire croire à sa « réussite permanente » en matière de politique étrangère.

La Maison-Blanche estime probablement qu’une intervention directe plus poussée mettrait en péril le statu quo. Une occupation ou une administration directe serait coûteuse et politiquement intenable. Elle préfère donc manœuvrer de manière conjoncturelle et maintenir une forme de pression à travers les « licences temporaires conditionnées » qui, malheureusement pour le Venezuela, subordonnent cette partie du commerce extérieur au Trésor états-unien, qui joue le rôle d’intermédiaire et de superviseur des flux de ressources.

LA DROITE VÉNÉZUELIENNE : FRAGMENTATION ET PERTE D’INFLUENCE

Depuis des années, le spectre de l’anti-chavisme demeure fragmenté en blocs, plateformes et leaders concurrents. Il n’existe pas d’opposition unifiée, mais plutôt de multiples factions aux agendas et tactiques divergents.

L’oligarque d’extrême droite María Corina Machado, bien qu’en représentant une composante importante, fut l’une des premières figures politiques neutralisées après le 3 janvier, jour même où Delcy Rodríguez accédait à la présidence par intérim. L’administration Trump a marginalisé Machado et sa plateforme ; ni son prix Nobel ni son transfert à la présidence états-unienne n’ont compensé sa perte d’influence opérationnelle. L’incapacité de ce courant à diriger les institutions vénézuéliennes a été mise en évidence, car elle ne correspondait pas au principe washingtonien de garantir la stabilité institutionnelle et la gouvernabilité à un moment critique.

Edmundo González, le président autoproclamé élu, s’est retiré de la vie politique. Il est retombé dans l’oubli après une campagne absente, pilotée par Machado, et a renoncé à toute ambition de « mandat » présidentiel, contredisant ainsi le discours de son camp depuis l’élection de juillet 2024. Le parcours de l’extrême droite a été complexe et contradictoire : Machado a annoncé à plusieurs reprises son retour au Venezuela, mais Washington conditionne sa décision ; des élections présidentielles ont été réclamées à court terme, mais des personnalités comme Marco Rubio ont repoussé cette éventualité en proposant un processus en trois phases, de grande envergure et progressif.

Certains dirigeants de cette droite se sont réunis au Panama, ont déclaré la carrière politique de González terminée et ont réaffirmé leur soutien à Machado. Ils ont annoncé une « négociation » avec le chavisme sous l’égide des États-Unis. Cependant, le gouvernement vénézuélien a officiellement exclu cette voie, et Diosdado Cabello, premier vice-président du PSUV, a indiqué qu’aucun dialogue n’avait été proposé avec ce secteur, à ce stade.

L’horizon politique de la droite est incertain. Aujourd’hui, elle est la grande perdante de ce réalignement stratégique. Avec la consolidation de la relation transactionnelle entre Miraflores et Washington, et l’institutionnalisation du contrôle des revenus pétroliers par le biais de licences et de comptes supervisés sur le territoire états-unien, sa capacité de projection est devenue inexistante.

C’est la conséquence directe de la soumission de son leadership, de ses ressources et de son discours au gouvernement états-unien pendant des années. L’ingérence extérieure, qui aurait dû servir de levier de renforcement, a finalement accéléré son affaiblissement systémique, organique et endogène. Elle est prise au piège d’un vide politique, incapable d’imposer une transition et contrainte d’accepter les règles imposées par des acteurs exerçant un contrôle territorial et financier.

Washington perçoit la transition vénézuélienne comme un phénomène continu visant à regagner de l’influence et à repositionner sa présence dans le pays comme dans le reste du continent (notamment face à la Chine), influence qu’elle avait elle-même érodée par ses sanctions et son auto-exclusion économique. Il n’y a pas de subordination de Caracas ; il existe plutôt une dynamique tendue, à la fois pragmatique et négociée selon les circonstances. La direction du chavisme perçoit cette transition comme un repositionnement stratégique : gérer les pressions, nouer des accords pragmatiques sur de multiples fronts – nationaux et internationaux. En témoignent les nouvelles lois protégeant les producteurs nationaux, ou la récente tournée de Delcy Rodriguez en Inde ou en Turquie et la signature de contrats visant à renforcer la capacité de production énergétique mais aussi à reconstruire les services publics détruits par le blocus occidental. Ainsi que le nouveau chapitre politique qu’incarne l’aministie de prisonniers impliqués dans les déstabilisations, ou les consultations nationales de tous les secteurs politiques et sociaux sur de grandes réformes comme celle de la Justice. Une partie de l’opposition y voit le signe d’un « changement de gouvernement » qui donnerait in fine le pouvoir à María Corina Machado. Mais elle manque d’influence réelle et de la structure nécessaire pour promouvoir cette option.

La dissonance entre ces trois visions est abyssale. À court terme, les acteurs capables d’influencer les dynamiques du pouvoir effectif l’emporteront. La droite reste présente, mais reléguée au second plan.

Photos : mai/juin 2026. 1 et 2) Au terme de sa visite de travail en Inde, Delcy Rodríguez s’entretient avec les chercheurs de l’Institut d’études supérieures Sri Sathya Sai, reconnu internationalement pour la qualité et la gratuité de son enseignement technique et scientifique de haut niveau. Au menu : des accords permettant le transfert de connaissances et des programmes bilatéraux de stages professionnels; 3) Réunion de haut niveau en Turquie avec l’équipe du Ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles Alparslan Bayraktar.

Photos : 4) Conseil des ministres autour de Delcy Rodriguez pour évaluer et articuler les plans de développement national. 5) Rodriguez lance la Grande Consultation nationale sur la réforme de la Justice, un processus participatif destiné à transformer en profondeur l’administration de la justice pénale. 6) Réunion présidentielle avec 500 invités internationaux de plus de 50 pays au IIe Congrès international des entrepreneurs, à Caracas. 7 et 8) Lors d’une journée de mobilisation nationale contre les sanctions états-uniennes, Rodriguez dialogue avec les habitants de lautogouvernement communal « Emperatriz Guzmán » (état d’Anzoategui). Le débat a porté sur la continuité de l’Agenda économique bolivarien à partir des activités socio-productives communales.

LE GOUVERNEMENT BOLIVARIEN : ADAPTATION, PRAGMATISME ET RECONFIGURATION DU CHAVISME

Les dirigeants bolivariens ont adopté une position claire d’adaptation et d’assimilation au contexte. Ils reconnaissent les asymétries économiques, politiques et militaires existantes et négocient avec Washington en position de faiblesse, sans pour autant rester passifs.

Une transition est en cours, certes, mais il s’agit d’une transition du chavisme sur lui-même. Ce scénario s’est déjà produit : en 2006, avec la proclamation du caractère socialiste de la Révolution bolivarienne ; en 2013, après la mort d’Hugo Chávez et l’arrivée au pouvoir de Nicolás Maduro ; et en 2018, lorsque le blocus et les sanctions ont imposé des réformes économiques structurelles, notamment la loi anti-blocus promulguée par Nicolas Maduro et qui annonce la politique actuelle de Delcy Rodriguez. En 2026, le chavisme est à nouveau en pleine transition, avec des objectifs fondamentaux de survie et d’existence.

La structure du pouvoir chaviste demeure quasiment intacte, tant au niveau de sa direction et de ses postes clés que de sa cohésion institutionnelle. Il exerce le pouvoir formel, concentre le poids économique le plus important du pays et constitue un pilier de l’organisation sociale. Celle-ci continue de croître avec la multiplication d’autogouvernements populaires dans l’ensemble du pays. Le chavisme gouverne le Venezuela sur les plans matériel et existentiel.

Certes, il est confronté à une asymétrie de pression financière directe : l’octroi de licences conditionne les flux de revenus, ce qui constitue une violation manifeste et temporaire de sa souveraineté économique. Malgré cela, il surmonte cette situation en négociant des licences plus souples et en exigeant ouvertement, depuis le gouvernement et à travers des mobilisations populaires, la levée des sanctions comme garantie de son autonomie financière. Le gouvernement est convaincu que, par une gestion pragmatique, il peut assurer la survie physique de la République, repousser toute agression directe, maintenir le contrôle de l’État, promouvoir la cohésion nationale, préserver la paix intérieure et éviter un effondrement définitif. Ces conditions sont, en définitive, la protection de la population et la reconstruction de ses droits vitaux.

Cette approche ouvre de nouvelles perspectives : la production pétrolière et les recettes qui en découlent sont en hausse ; l’économie montre des signes de reprise plus vigoureuse, la croissance reste depuis quatre ans la plus forte de tout le continent (CEPAL/ONU) ; de nouveaux investissements affluent et la position internationale du Venezuela devrait s’améliorer. Le gouvernement octroie des concessions pétrolières ciblées qui constituent des incitations et des points de convergence avec Washington. Des secteurs tels que les mines, l’aviation commerciale, les services financiers et l’industrie légère regagnent en importance ou retrouvent leurs niveaux d’avant 2017. Et en 2026, pour la première fois, l’économie non-pétrolière est devenue le principal moteur de la croissance au Venezuela, représentant plus de 65 % du PIB.

Le gouvernement progresse également sur les mesures en suspens, reportées ces dernières années en raison de l’incertitude ou de choix stratégiques, comme le processus complexe de réforme du système judiciaire et certaines décisions économiques.

Caracas ne se contente pas d’exiger la levée des sanctions. Elle autorise l’implantation d’entreprises étrangères, notamment états-uniennes et européennes car, une fois établies, elles contribuent activement à l’amélioration du climat des affaires, malgré les contraintes liées aux licences. Le chavisme sait que le lobbying économique influence de nombreuses décisions à Washington. Les jugements fréquents, hâtifs, sur « le-Venezuela-bradé-aux-multinationales-par-Delcy-Rodriguez » se basent sur une amnésie voire une idéalisation de l’histoire de la Révolution bolivarienne. Les présidents Chavez et Maduro ont toujours signé des accords du type « association stratégique », dans tous les domaines, avec des multinationales du monde entier, et notamment des Etats-Unis. Ce sont ces derniers qui se sont auto-exclus en déclenchant un blocus visant à renverser le gouvernement bolivarien. Aujourd’hui, la souveraineté sur les gisements de pétrole, de gaz ou de minerai reste vénézuélienne. Les accords visent à rétablir les infrastructures abîmées par des années de blocus et à acccroître la production. Pour les Etats-Unis, il s’agit de se repositionner par l’investissement, et de regagner le terrain perdu suite aux mesures coercitives qu’ils ont imposées au pays. Mais pour éviter l’échec et garantir des investissements substantiels et durables, il leur est nécessaire de démanteler progressivement le système de sanctions. Les dirigeants vénézuéliens sont parfaitement conscients de cette dynamique à la Maison Blanche.

Une partie de la stratégie bolivarienne vise à recouvrer une pleine autonomie sur l’acheminement des ressources pétrolières. Les fonds détenus sur des comptes états-uniens, soumis au pouvoir discrétionnaire des États-Unis, représentent un enjeu politique majeur. Ce mécanisme de contrôle, bien qu’auditable – et de fait audité par une entreprise mandatée par le Venezuela –, est intenable à moyen terme : il expose les dirigeants états-uniens à des conséquences politiques internes en cas d’irrégularités, et la dynamique du secteur des hydrocarbures exige des rentrées de trésorerie régulières pour couvrir les frais d’exploitation et assurer le développement des activités. Caracas en est consciente et gère la situation avec une patience stratégique.

Des phrases comme « gagner du temps », « préserver la République » ou « résister », scandées par le chavisme, ont un point commun : la survie. Celle-ci prend un sens concret au sein de l’État-nation en tant qu’entité socioculturelle, dans son intégrité territoriale et au sein de sa population.

Le sort du président Maduro, détenu et jugé, demeure flou. Bien que le gouvernement vénézuélien soit parvenu à convaincre Washington de l’autoriser à financer sa défense avec une équipe d’avocats de premier plan aux États-Unis, l’issue judiciaire et politique reste incertaine et ne semble pas près de se résoudre. La capacité du chavisme à appréhender un contexte intérieur, inédit et complexe est mise à l’épreuve. Au Venezuela, les événements se déroulent plus vite que les cadres d’analyse disponibles. Par conséquent, toute conclusion prématurée sera incomplète et sujette à erreur.

L’avenir est incertain. Le jeu est fait de paris, d’incitations, de risques et de coûts indéniables. Le gouvernement vénézuélien en est conscient et continue de percevoir, au sein des centres de pouvoir de Washington, des facteurs qui menacent sa continuité et aspirent à le remplacer. Rien n’a changé à ce sujet.

L’équilibre actuel, fonctionnel mais fragile, n’est pas permanent. L’architecture qui soutient le statu quo sera modifiée en fonction des aspirations, des erreurs et des réajustements de chaque camp. Elle est exposée à des chocs et à de nouveaux facteurs de complexité. À terme, Washington tentera peut-être une nouvelle agression, ou d’imposer un calendrier électoral et de trouver une solution institutionnelle au chavisme, mais le chemin pour y parvenir est lui aussi incertain. La situation actuelle est un jeu ouvert, où chaque acteur déploie son poids, son pouvoir et sa capacité à gérer la réalité.

Source (e.a) : https://misionverdad.com/venezuela/como-entender-la-realidad-politica-de-venezuela-luego-del-3-de-enero.

Photos (e.a.) : MIPPCI / Edition texte et photos : Venezuelainfos.

Traduction : Thierry Deronne

URL de cet article : https://venezuelainfos.wordpress.com/2026/06/13/comprendre-la-politique-du-venezuela-depuis-lagression-des-etats-unis/


Mundial

 


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De prensabolivariana en junio 13, 2026

Memorias de un escuálido en decadencia

Por: Roberto Malaver*

¡Goooooooool! Comenzó el Mundial de Fútbol y nosotros queremos meter un gol desde hace mucho tiempo. Hemos tenido muy malos jugadores. Sin embargo, los seguimos apoyando porque no hay más nadie. Son muy malos nuestros líderes, pero son nuestros líderes. Con gente así no se puede salir al campo de juego, pero nosotros salimos sin respetar las reglas, porque lo que nos interesa es ganar el juego como sea. Es verdad que el balón siempre ha estado en manos de la dictadura, pero ahora estamos a punto de que el árbitro nos lo pase a nosotros. Una cosa que no pasa nunca en el fútbol, que el árbitro te pase el balón, pero en la política sí, y aquí el único árbitro que existe está gobernando en Estados Unidos, y es nuestro compañero Donald Trump, que tiene el balón en sus pies y se lo pasó a la dictadura, pero nosotros estamos haciendo todo lo posible porque nos lo pase a nosotros para meter el gol que está esperando este país para salir adelante con el equipo de la gente decente y pensante. El equipo nuestro es mejor haciendo trampas, es cierto, porque sabemos que no podemos llegar al arco legalmente, pero insistimos en llegar; por eso lo intentamos con jugadas fuera de juego, un gol…pe aquí, uno más allá, y un camino largo que baja y se pierde.

El presidente de la FIFA, el compañero Infantino, a pesar de que estamos en guerra en todas partes, logró que el compañero Trump le aprobara el Mundial y para eso le regaló la medalla de la paz de la institución; no es el Premio Nobel de la Paz, pero también tiene mucho sentido, porque el objetivo era cumplir con las mayorías fanáticas que están esperando un espectáculo como este que les haga olvidar por casi dos meses todo este peo que está pasando en el mundo, que es ancho y ajeno.

Los analistas del canal Televen, antes de que comenzara el primer juego del Mundial, entre México y Sudáfrica, decían que la FIFA había logrado una integración mundial, porque estaban 48 equipos participando y, además, era una demostración de democracia, y ni por el carajo decían que a Rusia no le permitieron participar y que, además, a un árbitro africano no lo dejaron entrar a Estados Unidos. Eso no lo dicen para no jodernos el espectáculo; nosotros sabemos que negar la realidad es la mejor forma de informar, sobre todo ahora, cuando cada uno de nosotros puede decir lo que le dé la gana por las redes sociales.

Es verdad que el fútbol es un negocio redondo, como el balón, pero nos entretiene, y eso es lo que hace falta, entretenimiento; afortunadamente, el capitalismo popular, el nuestro, nos da lo que nosotros queremos, y eso es para agradecer. En cambio, hay otros que dicen, como el chavista Maradona, que la FIFA es una mafia, y muchos lo apoyan porque no son capaces de entender que detrás de todo está la satisfacción de ver a los pueblos felices porque están pegados a la pantalla celebrando a sus equipos cuando ganan o pierden.

El papá de Margot estaba viendo el juego de México y Sudáfrica, y cuando México metió su primer gol, el hombre saltó de su sillón Luis XV y gritó a todo pulmón: «¡Gooooooooooooool! ¡Gooooooooooooool!». Y se fue al cuarto y agarró la puerta y le metió ese coñazo tan duro, que la vecina salió gritando: «Ahora eres mexicano, muérgano». Y cuando escuchó los gritos porque México había metido el segundo gol, salió del cuarto y volvió a gritar: «¡Gooooooooool! ¡Goooooooool!». Y se metió al cuarto y volvió a tirar la puerta y la vecina gritó: «Ahora sí me jodí contigo».

—Cuanto más difícil es la victoria, mayor es la felicidad de ganar —me dice Margot.

♦♦♦
*Roberto Malaver. Periodista y escritor. Niega ser humorista, a pesar de algunas evidencias que indican lo contrario. Co-moderador del popular programa «Los Robertos», al cual insisten en llamar «Como Ustedes Pueden Ver». Co-editor del suplemento comico-politico «El Especulador Precóz». «Co-algo» de muchos otros proyectos porque le gusta jugar enquipo. robertomalaver@gmail.com / @robertomalaver

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11 de junio de 2026

Establecimiento de un mundo multipolar y un nuevo tipo de relaciones internacionales

 

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De prensabolivariana en junio 11, 2026

Jorge Vera Castillo*

Analizo y doy a conocer, detalladamente, trascendental «declaración conjunta» sobre propósitos enunciados como título de estas notas y emitida en Beijing el 20 de mayo de 2026, en el contexto de una nueva visita de Estado del presidente Vladímir V. Putin a República Popular China.

Expondré contenidos puntualizados, y proyecciones y significado para los países de la Comunidad de Estados Latinoamericanos y Caribeños (Celac). Pero también, para otras nuevas asociaciones internacionales, inmanentemente unidas a propuesta, como los países miembros y socios BRICS, con 40,4% del PIB mundial, y la OCS (Organización de Cooperación de Shanghái), que abarca un territorio de 36.1 millones de kilómetros cuadrados (lo que representa cerca de 24% de extensión terrestre global y más del 60% del continente euroasiático) y población de más de 3.450 millones.

No es extenso documento, sino que, es texto bien concentrado en solo tres puntos principales, y que, en el segundo de ellos, explicita que, «las partes se comprometen y exhortan a la comunidad internacional a adherirse a los siguientes principios básicos en sus relaciones mutuas». Son cuatro. Los precisaré, dada su cardinal relevancia, para comprensión apta de los lectores, sobre actuales, necesarios y urgentes requerimientos conductuales responsables en la arena internacional.

De cada uno de los «principios básicos en sus relaciones mutuas«, destaco fundamentos e ideas-guía, para coadyuvar a formulación y práctica de políticas exteriores conducentes a lo multipolar:

«1) el principio de apertura del mundo para una cooperación inclusiva y mutuamente ventajosa»

– Fundamental superar las divisiones del mundo, junto a eliminación de barreras transfronterizas
– Respetar la soberanía, la integridad territorial y la identidad de todos los Estados soberanos
No existe una vía de desarrollo universal, así es esencial respetar la elección de cada Estado soberano en cuanto a su camino y modelo de desarrollo
– Democratizar relaciones políticas internacionales y construir economía global más abierta redunda en interés fundamental de todos los países
– Enfoques unilaterales para resolver problemas comunes, hegemonías y políticas coercitivas de cualquier tipo son inaceptables

«2) el principio de seguridad indivisible e igual»

– Una comunidad internacional más cohesionada, implica que la seguridad de un Estado no puede lograrse a expensas de otro, y, todos los Estados soberanos tienen el mismo derecho a la seguridad
– Es necesario centrarse en la cooperación en materia de seguridad
– Rechazar la confrontación en bloque y las estrategias de suma cero
Oponerse a la expansión de alianzas militares, guerras híbridas y guerras subsidiarias
– Creación de una arquitectura de seguridad global y regional renovada, equilibrada, eficaz y sostenible
– Desacuerdos y disputas deben resolverse pacíficamente, abordando causas profundas de los conflictos
– Es inadmisible coaccionar a los Estados soberanos para que abandonen su neutralidad

«3) el principio de democratización de las relaciones internacionales y mejora del sistema de gobernanza global»

– Todos los Estados y sus asociaciones son libres de elegir a sus socios internacionales
– Hegemonía global es inaceptable y debiera prohibirse
– Ningún Estado o grupo de Estados debe controlar los asuntos internacionales, ni dictar el destino de otros ni monopolizar oportunidades de desarrollo
– Garantizar condiciones para participación equitativa de todos los Estados en procesos de toma de decisiones políticas y sus beneficios
– Gobernanza global debe adherirse a la igualdad soberana, el estado de derecho internacional, el multilateralismo, la perspectiva centrada en el ser humano
– Necesidad de fortalecer el multilateralismo como principal herramienta para resolver problemas globales complejos y multifacéticos, evitando el debilitamiento de la ONU
– Reformar la ONU y otras instituciones multilaterales debe servir a los intereses de toda la humanidad y mejorar representatividad y voz de Estados en desarrollo en sistema internacional
Carta de las Naciones Unidas es la norma fundamental de las relaciones internacionales
– Sus principios deben observarse en su totalidad y en su interrelación
– Normas elaboradas por pequeño grupo de Estados no deben sustituir al derecho internacional
– Los Estados grandes deben imponerse exigencias adicionales y no abusar de sus ventajas

«4) Diversidad de civilizaciones y valores en el mundo»

– Todas las civilizaciones humanas son valiosas e iguales en sí mismas
– No se dividen en desarrolladas y subdesarrolladas, fuertes y débiles
– Sistema moral y espiritual de ninguna civilización puede considerarse exclusivo o superior
– Abogar por una visión de la civilización basada en igualdad, intercambio mutuo y diálogo
– Respeto mutuo, comprensión, confianza e intercambios entre diferentes nacionalidades y civilizaciones
– Promover entendimiento mutuo y amistad entre los pueblos y proteger diversidad de culturas y civilizaciones
Oponerse con firmeza al uso de los derechos humanos como pretexto para la injerencia en los asuntos internos de otros Estados, no politizando ni instrumentalizando los derechos humanos
– La religión es un importante vehículo para la cultura humana, y desempeña papel especial en la construcción de lazos entre los pueblos
– Todos los Estados deben crear condiciones favorables para diálogo e intercambios interreligiosos

Crucial es que las partes firmantes de esta histórica «declaración conjunta«, estando en el 2026 del siglo XXI, «siendo civilizaciones con una historia milenaria, países fundadores de las Naciones Unidas (ONU) y miembros permanentes de su Consejo de Seguridad, importantes centros de poder en un mundo multipolar, desempeñan un papel constructivo en el mantenimiento del equilibrio mundial de poder y en la mejora del sistema de relaciones internacionales». Son dos contribuyentes claves, ineluctables y vitales para la gobernanza global y la paz mundial. Todo en contexto que emerge, con nuevo paradigma del desarrollo; junto a agonía, colapso, decadencia y declive de la «Pax Americana», y sus aliados, con sus tendencias mercantilistas y mesiánicas.

Proyecciones y significado para los 33 países Celac están ligados a la Proclama de América y el Caribe como Zona de Paz, proyectiva en la arena internacional, y acordada por el mayor número de jefas y jefes de Estado y de Gobierno -hasta ahora- en II Cumbre, en La Habana, 29 enero 2014. Declararon ocho Principios de comportamiento internacional para sus países. Y por Chile la firmó Presidente Piñera Echenique, a regañadientes. Al hacerlo, comprometió a su país. Política exterior chilena siempre debiera guiarse por dichos principios, en su formulación, práctica y prioridades.

Celac tiene relacionamientos extrarregionales con diversos países o grupos de países. En caso de Federación de Rusia, existe Foro Celac-Rusia. También Foro Celac-China: IV Reunión Ministerial fue en Beijing, el 13 mayo 2025. Se desarrollan visitas de alto nivel, estatal y ministerial, en forma regular. Y funcionan las Comisiones Bilaterales Intergubernamentales de Cooperación, en múltiples esferas -incluidas científica, económica, política, social y técnico-militar-, entre algunos países Celac y Federación de Rusia, y entre algunos países Celac y República Popular China.

Federación de Rusia tiene embajadores residentes en 10 países sudamericanos; en Centroamérica y México 6, y 3 en el Caribe; y embajadores concurrentes en 11 países Celac. Mantiene régimen de exención de visados con 27 de los 33 países Celac, y voluntad de extenderlo a toda la región. República Popular China cuenta con embajadores residentes en 23 países Celac, y concurrentes en 3 países caribeños. En Chile se desempeñan embajadores de ambas potencias, euroasiática y asiática, desarrollando sus altas funciones, responsabilidades y tareas bilaterales.

El caso de Estados miembros y países socios BRICS, con Federación de Rusia y República Popular China, fundadores, es de relacionamiento coincidente y consecuente en búsqueda y concreción de los propósitos de la «Declaración Conjunta sobre el Establecimiento de un Mundo Multipolar y un Nuevo Tipo de Relaciones Internacionales». XVIII Cumbre de los BRICS, en Nueva Delhi, bajo PPT de India, 12 y 13 septiembre 2026, debiera adherirse y refrendar cuatro «principios básicos«, ya explicitados minuciosamente, dimanantes de la «declaración conjunta» que nos ha ocupado. Es más, en Opinión en Cooperativa, del autor, 26-11-2024, «BRICS y BRICS+», anticipaba/completaba título así: «Edificando un mundo multipolar y democratizando las relaciones internacionales».

Y OCS, que también tiene entre fundadores a Federación de Rusia y República Popular China. Son 10 Estados miembros y 2 países observadores que, en 25ª Cumbre en ciudad china de Tianjin, 31 agosto y 1 septiembre 2025, su órgano supremo, Consejo de Jefes de Estado, acordó Declaración de Tianjin. Precisaron: «La situación política y económica mundial y otros campos de las relaciones internacionales están experimentando profundos cambios históricos (…) El sistema internacional evoluciona hacia una multipolaridad más justa, igualitaria y representativa. Lo que abre nuevas perspectivas para el desarrollo propio de los países y la cooperación mutuamente beneficiosa». Imbricación con texto analizado, y sus principios básicos, es clara, estratégica y visible. Además, la OCS tiene 15 países con status de «socios de diálogo». Y Kazajistán, miembro fundador, tiene la frontera terrestre continua más larga del mundo, 7.644 kilómetros, con Federación de Rusia.

A pesar de bloqueos, desinformaciones, dobles raseros, presiones, sanciones y resurgimiento de neonazismo ucraniano voraz y su intrínseco terrorismo contra civiles, un mundo multipolar y un nuevo tipo de relaciones internacionales se abren paso y van consolidándose pacientemente.

*Jorge Vera Castillo es un destacado analista chileno, experto en relaciones internacionales, seguridad y defensa, con una trayectoria enfocada en la cooperación estratégica. Como miembro activo de la Asociación Chilena del Espacio (ACHIDE), promueve el desarrollo tecnológico y científico en el ámbito aeroespacial de su país. Su perfil destaca por la gestión de vínculos diplomáticos, subrayada por encuentros clave como su recepción por el diplomático e intelectual Carlos Midence. Vera Castillo analiza frecuentemente los desafíos geopolíticos actuales, la soberanía territorial y el fortalecimiento de las alianzas entre naciones latinoamericanas. Vera Castillo

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