
Le
Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela manifeste son
ferme rejet des regrettables déclarations du Président Emmanuel Macron
dans le cadre d’une réunion d’Ambassadeurs à Paris, le 29 août 2017, qui
constituent une nette ingérence dans les affaires intérieures de la
République bolivarienne du Venezuela.
Des
déclarations comme celle-ci portent atteinte à l’institutionnalité
vénézuélienne et semblent suivre la permanente obsession impériale
d’attaquer notre peuple, ignorant les principes les plus élémentaires du
Droit international. Ces agressions ne contribuent nullement au bon
état des relations que nous avons historiquement maintenues et cultivées
entre les deux pays.
Le
Gouvernement vénézuélien exige du Gouvernement français le respect de
sa démocratie, construite sur la base des principes républicains
universels et soutenue par la souveraineté populaire. La prise de
position du Président Macron constitue une offense au Peuple et au
Gouvernement démocratiquement élu du Venezuela ainsi qu’à ses
institutions.
Les
affirmations du Chef de l’Etat français révèlent une profonde
méconnaissance de la réalité vénézuélienne, dont le peuple se trouve
dans une paix absolue après l’élection populaire de la souveraine
Assemblée Nationale Constituante, tandis que s’organise un nouveau
processus électoral pour élire les Gouverneurs régionaux conformément à
la Constitution nationale, avec la participation de tous les facteurs
politiques du pays.
Nous
exhortons le Gouvernement français à revenir à la position sensée de
soutenir le processus de dialogue national, sans intervenir dans les
affaires intérieures, dans le respect du droit à l’autodétermination de
notre Peuple et posant les fondations de bonnes relations bilatérales.
Caracas, le 29 août 2017