Grèce : l'Allemagne conditionne son aide à une participation du privé
LEMONDE.FR avec AFP | 01.06.11 | 13h46 • Mis à jour le 01.06.11 | 15h38
Evoquant des "attentes fortes" de Berlin dans ce sens, un porte-parole du ministère des finances allemand a affirmé que l'Allemagne conditionnait toujours une éventuelle nouvelle aide à la Grèce à une participation des détenteurs privés de titres de dette grecs.
Cette nouvelle aide ne serait envisageable qu'à trois conditions, a détaillé le porte-parole : "Des mesures supplémentaires de la part de la Grèce", notamment en termes de politique fiscale ; un plan "très concret, très tangible et intelligible" de privatisations ; et troisièmement, "il est important que le secteur privé (...) assume ses responsabilité". "Sous quelle forme, je ne peux pas encore le dire", a-t-il ajouté, mais "si le secteur public donne plus" que ce qu'il a déjà consenti, "il est évident que les créanciers privés doivent participer" eux aussi.
Le Wall Street Journal avait écrit mardi que Berlin serait prêt à renoncer à cette exigence, faisant naître sur les marchés l'espoir d'une solution prochaine au problème grec. Un groupe d'experts de la Banque centrale européenne, du Fonds monétaire international et de la Commission européenne travaille actuellement à l'évaluation de la situation d'Athènes, en pleine crise de ses finances publiques.
Son rapport est attendu "au plus tôt vendredi dans la nuit", a déclaré le porte-parole, précisant que les conclusions pourraient aussi être rendues pendant le week-end, voire "mi-juin".
DE "BON PROGRÈS" DANS LES DISCUSSIONS
Alors que depuis plusieurs semaines l'Europe est divisée entre opposants et partisans d'une restructuration de la dette grecque, le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a répété mercredi matin qu'une restructuration de la dette de la Grèce "ne fait pas partie" du projet de l'Union européenne.
La Commission européenne a fait état mercredi de "bons progrès" dans les discussions en cours entre la Grèce et les experts chargés d'évaluer la situation économique et financière du pays, avec des conclusions attendues "dans les prochains jours".